Radiographie (Radiologue) – Fiche métier

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Radiographie (Radiologue)

Radiographie (Radiologue)

Appareil de radiographie conventionnelle de type table télécommandée avec sa console de commande.

Appareil de radiographie conventionnelle de type table télécommandée avec sa console de commande.

Radiographie avec "soustraction" des tissus (combinaison linéaire de 2 images à différents niveaux d'énergie, combinée selon un coefficient qui rend les tissus mous invisibles)

Radiographie avec « soustraction » des tissus (combinaison linéaire de 2 images à différents niveaux d’énergie, combinée selon un coefficient qui rend les tissus mous invisibles)

Idem, avec "soustraction" des os (combinaison linéaire de 2 images à différents niveaux d'énergie, combinée selon un coefficient qui rend l'os invisible)

Idem, avec « soustraction » des os (combinaison linéaire de 2 images à différents niveaux d’énergie, combinée selon un coefficient qui rend l’os invisible)

Radiographie du cavum et des sinus frontaux

Radiographie du cavum et des sinus frontaux

Le terme radiographie peut désigner l’ensemble des techniques permettant de réaliser des clichés à l’aide de rayons X des structures internes d’un patient ou d’un composant mécanique (la radiographie en général) et le cliché obtenu (une radiographie).

L’application la plus courante est la radiographie médicale, dans laquelle les clichés traduisent l’opacité plus ou moins marquée des tissus ou organes par une teinte plus ou moins claire.

Dans le cas d’application aux contrôles de pièces mécaniques, la radiographie est une technique de contrôle non destructif qui permet de détecter des défauts internes, par exemple des soufflures, des porosités, des retassures ou des fissures internes de la pièce. Cette technique est utilisée, par exemple, pour le contrôle de certaines pièces en aluminium moulé destinées à l’aéronautique.

 

Terminologie

La radiographie désigne la technique. La radiologie est la science s’y rapportant, ainsi que la spécialité médicale associée. Cette dernière comprend d’autres techniques d’imagerie médicale non radiographiques comme l’échographie ou l’imagerie par résonance magnétique.

La radiologie est prise en charge par un manipulateur en électroradiologie médicale pour la partie technique et gestes paramédicaux, et par un radiologue ou radiologiste, mais aussi par n’importe quel médecin (notamment les urgentistes et chirurgiens) dans la mesure où les clichés réalisés relèvent de leur domaine de compétences médicales (par exemple, clichés d’os dans le cadre d’un traumatisme pour un urgentiste ou un chirurgien orthopédiste).

La radioscopie, abrégée parfois sous le terme de scopie lorsqu’il n’ y a pas d’équivoque, est une technique de radiographie avec visualisation en temps réel sur un écran d’une image pouvant être mobile, comme dans le cadre d’une coronarographie, par exemple.

La radio est une abréviation courante désignant soit le résultat final (le cliché), soit le lieu où il est fait (service de radio).

 

Histoire

Wilhelm Röntgen (1845-1923) est un scientifique allemand ayant vécu aux Pays-Bas, nommé professeur à l’Université de Strasbourg en 1872 puis à celle de Giessen en 1879. Au cours de ses travaux, il a l’occasion de travailler avec un tube cathodique. C’est en l’occultant pour éviter d’en recevoir la lumière qu’il découvre l’existence une fluorescence d’un écran de platino-cyanure de baryum. Il vient de découvrir un type de rayonnement méconnu jusqu’alors. Ces rayons ne sont arrêtés ni par le papier ni par le verre, mais le sont en revanche par le plomb et le platine. De plus, ils impressionnent les plaques photographiques. Röntgen décide de dénommer ce rayonnement par la lettre de l’inconnue mathématique : les rayons X. À la fin de l’année 1895, il réalise la toute première radiographie de l’histoire, celle de la main de son épouse, Berta Röntgen.

C’est une révolution presque instantanée puisque les premiers services d’imagerie médicale ouvrent au début de l’année 1896. Röntgen reçoit le tout premier Prix Nobel de physique en 1901. Dans l’intérêt de la médecine, il ne dépose pas de brevet sur sa découverte.

Par la suite, c’est l’utilisation de la radiographie qui entraîne sa propre amélioration. La puissance des tubes à rayons X augmente, étendant ainsi l’utilisation de cette technologie de l’examen de l’appareil ostéo-articulaire vers celui des organes mobiles.

C’est dans les années 1970 que les rayons X commencent à être utilisés pour de la tomodensitométrie (scanner X).

 

Technique

Radiographie du thorax de profil en inspiration sur film

Radiographie du thorax de profil en inspiration sur film

La radiographie est encore, le plus souvent, réalisée sur film, le film étant disposé dans une cassette protectrice derrière ou sous le corps exposé. Néanmoins, l’exclusivité de la radiographie sur film est généralement réservée aux « tables d’os », uniquement dédiées à l’examen osseux . La plupart des systèmes d’imagerie médicale proposent désormais une numérisation de l’image réalisée par une transformation des rayons X en électrons via une couche d’iodure de césium (CsI), soit en utilisant un amplificateur de luminance (tube à vide condensant sur un écran secondaire l’image électronique ainsi constituée, cet écran secondaire étant couplé à une optique et à une caméra); soit en utilisant un panneau plat (diodes assurant la conversion directe lisible par circuit électronique), dernier cri de l’imagerie médicale directe.

L’image est créée par la différence d’opacité des tissus aux rayons X. Le corps est composé de tissus dits « mous », peu opaques aux rayons X (comme la peau, la graisse, les muscles), et de tissus plus opaques (les os, essentiellement). Pour obtenir une image de tissus ou d’organes n’ayant pas une opacité spécifique, on apporte in situ un produit de contraste. C’est le cas pour l’imagerie des vaisseaux (injection d’iode ou de dioxyde de carbone); pour l’imagerie du système digestif (ingestion ou injection de baryte, à base de baryum); pour l’imagerie des articulations, ou arthroscopie (injection d’iode); pour l’imagerie du système de reproduction de la femme, ou hystéroscopie (injection d’iode).

Avec le développement de l’informatisation des hôpitaux, la radiographie s’est alliée à l’informatique pour créer de nouveaux systèmes :

  • Radiographie informatisée, ou CR : le film est remplacé dans la cassette par un ERLM, c’est-à-dire un écran au phosphore. L’image latente obtenue est alors activée par un balayage laser et numérisée à l’aide d’un scanner spécial.
  • Radiographie numérique directe, ou DR : le film est remplacé par un capteur relié directement à l’ordinateur. Voir plus haut « amplificateur de luminance » et « capteur plat ».
Amplificateur de luminance principalement utilisé pour l'imagerie vasculaire dynamique.

Amplificateur de luminance principalement utilisé pour l’imagerie vasculaire dynamique.

L’utilisation des films se réduit dans de nombreux hôpitaux, l’accès aux images sur écran étant plus rapide, plus économique et plus écologique.

Des normes ont été établies pour les systèmes d’information de radiologie (SIR) et les systèmes d’information hospitaliers (SIH). La norme DICOM est un modèle orienté objet pour l’échange de données d’imagerie médicale.

Les limites de la technique se situent sur deux plans. L’image restituée étant une projection en deux dimensions, il faut savoir interpréter l’image obtenue (sauf utilisation de reconstruction 3D). Par ailleurs, l’impact sur l’organisme existe, qu’il s’agisse de la quantité d’iode injectée le cas échéant (limitation fonction des capacités d’élimination rénales de l’individu, variables fonction de l’âge, de l’état de santé du patient), ou qu’il s’agisse de l’exposition aux rayons X en cas de procédure lourde ou répétée (possibilité d’alopécie ou de brûlure locale), bien que les personnels soignants à proximité du patient soient les premiers concernés par ce dernier risque (exposition corps entier, et par essence, répétée).

La radiologie numérique permet des applications de téléradiologie où le médecin qui interprète l’examen est à distance (parfois même dans un autre pays) du lieu où est effectué ce dernier. Des applications de cette technologie sont effectives dans certains hôpitaux des États-unis où des radiologues, situés en Inde font une première analyse des clichés [1].

 

Modalités nouvelles

  • Radiographie biplan basse dose (EOS) utilise une très faible dose de rayons X pour obtenir simultanément deux images de face et de profil d’une qualité supérieure à la radiographie conventionnelle. Ces images peuvent ensuite servir à la reconstruction 3D des structures osseuses à l’aide de logiciels spécialisés [2].

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